Les violences liées au genre constituent une des violations des droits de l’Homme la plus répandue au monde. Les femmes et les filles en sont en grande partie les premières victimes, et cela est l’un des grands obstacles au développement. Les normes socioculturelles axées sur le statut et le pouvoir engendrent les inégalités entre les hommes et les femmes, et favorisent par conséquent les violences basées sur le genre sous toutes leurs formes. En effet, à Madagascar  38% des femmes malagasy entre 15 et 49 ans sont victimes de violences, dont 25% des acteurs sont leurs partenaires. (Source : www.unw omen.org – 2018).

Ainsi, pour briser le cycle de violences et promouvoir l’équilibre dans la communauté, le PSF (Programme Santé et Famille) qui travaille pour la Lutte contre la Violence faites aux Femmes et aux Filles (LVFF) a décidé de s’adresser spécifiquement aux hommes afin de les impliquer dans la dynamique de la lutte contre les violences basées sur le genre. Ainsi des activités s’y rapportant furent organisées : formation continue au mois de mars dernier et un Panel de discussion le 23 avril au CA MDG intitulé « Agir face à la violence : mobilisation des hommes ».

Un moment de partage et de discussion facilité par des hommes et s’adressant aux hommes. Quatre hommes, panelistes spécialistes de la question de « masculinité positive » ont pris la parole pour débuter les discussions à savoir :

La majorité de l’assistance composée de  85% d’hommes s’est convenue de dire qu’ aucune raison ne peut expliquer la violence, d’autant plus si on le fait aux plus faibles que soi, comme les femmes et les filles. Il est plus que temps de changer de mentalité et de donner la même chance aux filles et aux garçons des leur plus jeune âge. Un panel de discussion ne suffira jamais à endiguer cette maltraitance mais c’est déjà un commencement. Il faudra plus : loi, programme éducatif, restructuration de la société, de la sensibilisation jusqu’au fin fond de la campagne.