L’intégration des énergies renouvelables dans les systèmes électriques est de plus en plus incontournable à Madagascar, compte tenu des coupures fréquentes dans les grandes villes et de l’inaccessibilité en milieux suburbain et rural. Par le coût écologique et économique des combustibles fossiles qui constituent presque la totalité des ressources de la JIRAMA, on se doit d’accélérer la transition énergétique et de miser davantage sur les énergies durables.

Le Programme Recherche et Documentation (PRD) conscient de ce fait et toujours à la recherche des solution pérennes face aux problèmes de la société malagasy, a initié pour ce mois de mars des activités relatives aux « Solutions alternatives en énergie domestiques » à commencer par une formation ponctuelle le 05 mars dernier au Centre et une émission radio le 07 avril prochain.

Deux sources d’énergies ont été proposées pendant la formation à savoir l’énergie solaire et la biomasse. Mais fixer son choix requiert un minimum de connaissance en matière d’énergie ; c’est ainsi que le Père Ratsimbarison H. Mahasedra, sj a donné aux participants les notions de base pour dresser le bilan énergétique d’une maison. Le bilan énergétique consiste à calculer les dépenses énergétiques, à mesurer l’énergie en Watts et kilowatts la puissance des matériels qu’on utilise, à connaître les tarifs du JIRAMA et savoir vérifier si les factures correspondent vraiment à votre consommation.

Le soleil constitue une source intarissable d’énergie à Madagascar, et beaucoup d’entreprises oeuvrent déjà dans ce domaine ; et chaque foyer possède un appareil ne serait-ce qu’une lampe torche. L’utilisation de l’énergie solaire pour électrifier toute une maison nécessite l’intervention d’une société spécialisée pour que les matériels installés répondent aux besoins de la maison. Le responsable de la compagnie « Energie Solaire », Madame Rakotoarimanga Lalaina ,venue intervenir à la formation avec quelques membres de son équipe, , a insisté sur le fait que l’utilisation de l’énergie solaire est moins onéreuse que l’électricité de la JIRAMA si on fait le calcul.

Pour la a deuxième source d’énergie, il s’agit de la biomasse qui est constituée de matières organiques telles que les végétaux, déchets agricoles, ou ordures ménagères. Outre les déchets, on peut planter aussi du bambou pour fournir de la matière première en tant que biomasse. Monsieur Razafindrakoto Jean Yves a expliqué que l’utilisation du bambou ne nuit pas à l’environnement : il libère plus d’oxygène, en capturant davantage de CO2 que les arbres. Puis cet arbrel favorise l’infiltration de l’eau dans les sols, luttant ainsi contre leur érosion grâce aux caractéristiques de ses racines et à la forme étroite de ses feuilles, qui laissent passer davantage d’eau de pluie que les arbres. La biomasse de bambou a un pouvoir calorifique plus élevé que les autres types de biomasse. De plus, son faible taux d’humidité constitue un avantage significatif puisqu’il faudra alors dépenser moins d’énergie pour le séchage. Comme le bambou est une plante à cycle court, sa plantation est envisageable et conseillée si on veut produire du biogaz.